Exposition Visite Libre De L'église Saint-martin à L'Aigle du 15 au 16 septembre 2018

Du

15 samedi septembre 2018

au

16 dimanche septembre 2018

14h00

Eglise Saint-martin (Place Saint Martin)

Plus d'infos sur l'exposition Visite Libre De L'église Saint-martin à L'Aigle

L'exposition Visite Libre De L'église Saint-martin a lieu au dans le cadre des Journées du patrimoine L'Aigle 2018.

L'église principale de L'Aigle est placée sous le patronage du grand Evêque de Tours, mort en 397\. L'édifice forme un ensemble original, mais cependant harmonieux, dû à cinq époques. Son originalité réside dans la stratification architecturale qu'elle renferme : du XIe au XXe s., chaque période a laissé une trace. Elle est classée Monument Historique.

L'église fut fondée au XIe s. par les Seigneurs de L'Aigle. De cette époque, date la tour de l'Horloge et l'abside. En 1425, la chapelle du Rosaire fut construite puis transformée et agrandie de 1494 à 1499 dans le style gothique flamboyant pour former le côté nord, en même temps que l'on construisait la grosse tour dont le rez-de-chaussée forma la première travée de ce bas-côté.

De 1546 à 1552, l'église s'agrandit au sud sous le forme d'une nef latérale indépendante du restant de l'édifice. En 1567, l'église fut saccagée puis réaménagée en 1583\. Il y eut peu de modifications au XVIIe s. et XVIIIe s. Le retable fut installé en 1655.

Pendant la Révolution, elle devint Temple de la Raison et de l'Être Suprême, lieu de réunion et entrepôt. Vers 1890, l'abbé Gontier fit modifier les volumes de l'église en faisant construire une voûte en briques creuses sur la nef et le choeur et installa dans l'église un mobilier néo-gothique (autels latéraux, table de communion, lustre...). En 1935, l'abbé Girard entreprit d'importants travaux de restauration du mobilier : suppression des éléments néo-gothiques, aménagement de l'orgue, création de vitraux et de mobilier.

En 1944, l'église est épargnée par les bombardements, mais toutes les verrières sud furent détruites. L'abbé Girard commanda alors un vaste programme de vitraux à Max Ingand et décida de garnir les baldaquins vides de la façade sud avec des oeuvres d'artistes contemporains. Il fit appel à Barillet, Jean Lambert-Rucki qui fit également des statues pour l'intérieur de l'église, à Paul Cornet, Hubert Yencesse, Paul Belmondo et Raymond Martin. L'église possède donc actuellement un ensemble exceptionnel d'oeuvres de l'entre-deux-guerres.